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jeudi 1 mai 2008

Sur les traces de James Bond...

Comme, en Thailande, nous n'avons finalement pas visite la Baie au large de Phuket avec la "James Bond Island" ou fut tourne l'Homme au Pistolet d'Or, nous partons demain pour une semaine au Vietnam, voir notamment la Baie d'Halong. Dernier gros voyage avant que l'agrandissement de la famille ne nous oblige temporairement a reduire notre champ d'action en terme de voyage.

Des amis de France nous y rejoignent (des courageux qui vont decouvrir le plaisir de voyager avec un garcon de 3 ans), bizarrement plus motives a l'idee de nous retrouver quelquepart en Asie du Sud-Est qu'en Coree...

La semaine s'annonce pluvieuse, voire orageuse : vacances pluvieuses, vacances heureuses, non ?!

mardi 12 février 2008

La fin des vacances : retour a la realite

Bye, bye Thailande...

Les vacances sont finies : apres une premiere partie (Bangkok et ses environs) plutot mitigee, la fin de notre sejour sera l'un de nos plus beaux souvenirs de vacances. Ahh, la merveilleuse ile de Koh Pee Pee...
En attendant de faire le tri parmi nos photos pour en mettre sur le blog, voici une vue de ce que nous pouvions contempler tous les jours.

Pour ceux qui se sont inquietes pour notre readaptation au quotidien de Seoul, voici notre recette.

1. Prevoir une fin de voyage longue (16h en tout entre le bateau, les avions et les correspondances) et fatigante (Petit Doudoute a redouble d'energie la ou l'on aurait prefere le voir dormir, malgre une partie du trajet en vol de nuit).

2. Durant le trajet, etre confronte avec les travers les plus exasperants des autochones. La presence d'une caricature d'adjochi a la gauche du Boss nous a rapidement remis dans une certaine ambiance coreenne qui ne nous avait pas manque. L'adjochi se traduit par"oncle" en coreen, mais c'est surtout un terme qui designe tout homme, genralement d'age mur, comme le chauffeur de taxi, de bus, le gardien d'immeuble. C'est la version masculine de l'adjuma. Ce dernier n'a cesse d'eructer, flatuler, "festoyer" bruyamment (la j'exagere car, en classe eco, on festoie rarement avec les plateaux repas aeriens - vous apprecierez au passage les efforts dans le choix d'un vocabulaire plus "delicat"). Il s'est meme mouche fortement, alors que cela est a priori inconvenant, mais il faut dire que nous ne survolions pas encore la Coree... Il a passe 85 pr cent de son temps complement tourne sur sa droite (vers nous donc) et etait le 1er debout des que l'avion s'est pose, pret a bousculer les autres passagers pour attraper sa valise et partir. Je suis convaincu qu'il etait paye pas la societe du Boss pour le reacclimater rapidement a ces petits riens de la societe coreenne qui peuvent certains jours nous faire rire, comme nous agacer prodigieusement. Heureusement qu'il y avait une allee entre lui et le Boss.

3. Apprendre un evenement avec un fort potentiel dramatique. Durant notre sejour, nous avions appris, hilares, le mariage des 2 peoples les plus en vue en France actuellement. Enfin, l'un des 2 n'est pas qu'un people, c'est aussi une chanteuse parait-il... Mais je m'egare et j'arrete d'etre ironique. Durant le vol, nous avons appris la destruction de la porte de Namdaemun par un incendie criminel, dans la nuit du 10 au 11 fevrier. L'un des symboles de Seoul, suscitant un grand sentiment de fierte chez les coreens a ete reduit en cendres. Je me souviens que, lorsque nous etions encore en France, des coreens travaillant avec le Boss lui montraient avec fierte des photos du monument, classe Tresor National n.1, un des rares vestiges de l'histoire coreenne, meme si elle avait ete reconstruite a plusieurs reprises. C'etait d'ailleurs l'un des 1ers mots/noms coreens que nous avions appris a Petit Doudoute avant de venir nous installer : il repetait tout joyeux "Namdaemun, Namdaemun", n'est-ce-pas Elise ? Quand on sait ce que cela represente et quand on voit ce qu'il en reste, on ne peut qu'etre sincerement triste.

4. A l'arrivee, avoir quelques difficultes avec l'immigration. Le Boss ayant perdu son Alien card corenne, nous avions eu deja dbeaucoup de mal a sortir du pays pour aller en Thailande. Nos tetes deconfites devant le guichet d'enregistrement de Thai Airlines le 1er fevrier valaient leur pesant de cacahuetes. L'hotesse refusait de nous enregistrer... Nous nous attendions donc a quelques tracas pour le retour, qui se sont soldes, a notre surprise, avec rapidite : le Boss a un visa de 3 mois, comme tout voyageur qui entre en Coree.

5. Enfin, prevoir un climat radicalement different. Le froid vif a notre descente de l'avion (-10 C), la charmante couche de pollution sur Seoul et les embouteillages ont fini de nous reacclimater aux joies de la vie seoulite.

Mais, on a des souvenirs magnifiques plein la tete !

jeudi 31 janvier 2008

Petite devinette

Pourquoi n'y aura-t-il pas de nouveaux messages sur ce blog pendant les 2 prochaines semaines ?

Un indice :



Une mini trousse de toilette pour dame avec des minis produits.

Nous profitons des jours feries du Nouvel An lunaire (Chuseok) pour partir en vacances 10 jours.
Ou ?
Encore des indices :
- il y fait entre 35 et 40 degres de plus qu'a Seoul,
- on devrait y voir des temples pointus, des elephants, des bouddhas, des cascades,
- a la fin de notre sejour, nous serons proches de l'endroit ou Leonardo a tourne l'un de ses films et ou L'homme a un Pistolet d'Or...

Quand je vous aurais dit que le pays a la forme d'une tete d'elephant, vous devriez avoir trouve ou l'on va feter notre 1ere annee seoulite !
Sinon, il faudra patienter jusqu'au prochain message...

Biensur, les bagages ne sont pas encore prets, Petit Doudoute commence a avoir le nez qui coule et le Boss a un "imprevu tres contrariant" au boulot. M'enfin ! C'etait pire il y a un an, juste avant de venir s'installer ici ! ;)

mercredi 17 octobre 2007

Zaijian, Xie xie Beijing (au revoir et merci Pekin)

Le dernier monument que nous avons visite est le temple des Lamas, ensemble bouddhiste construit en 1694 pour servir de residence au prince Yong. Devenu empereur, elle fut tranformee en Palais de la Paix et de l'Harmonie, avant que l'empereur suivant n'en fasse une lamasserie en 1744.

Petit rappel pour celles et ceux qui ne sont pas alles au Tibet recemment, selon Wipikedia, une lamaserie (ou lamasserie) est un monastere bouddhiste tibetain où exercent les moines du courant lama. Au fil des ans, le temple a acquis une grande renommee et devint l'un des plus grands centres religieux hors du Tibet. Il a ete reouvert aux pratiques religieuses en 1981. Il accueille aujourd'hui environ 200 moines en residence et de nombreux pratiquants rendent hommage a Bouddha en priant et en brulant de l'encens, des leur plus jeune age.

Et maintenant la reponse a la question de la semaine derniere : ou est donc passe Bouddha ? Il n'etait pas au Temple du Ciel, par contre, impossible de le rater au Temple des Lamas. Haut de 23m, il a ete sculpte dans une seule piece de bois de sental tibetain. Interdiction de le photographier, alors voici un scan d'une carte postale.
Temple splendide pour finir nos visites en beaute !

Petite precision pratique, nous avons effectue la quasi-totalite de nos deplacements en taxi, encore moins cher qu'en Coree (10 yuans, soit moins d'1 euro, pour les 3 1ers km puis environ 1.6yuan/km). Pour leur indiquer notre destination, rien de plus simple grace a une carte remise par l'hotel sur laquelle etait inscrite, sur une page, la liste a cocher des principaux sites touristiques de la ville et, sur celle en face, leur traduction en chinois. Tres pratique, surtout lorsque l'on ne connait que 3 mots en pinyin (transcription phonetique du chinois en alphabet latin). On aurait bien teste le velo pour nos deplacements et tenter de nous fondre parmi les hordes de cyclistes (10 millions de cyclistes contre 2 millions de vehicules a moteur dont 70.000 taxis), ce sera pour une prochaine fois !

Sans tomber dans le travers du jeu des 7 erreurs avec Seoul (apres tout, cherche-t-on a comparer Paris et Rome ?), ce qui nous a vraiment frappe c'est la difference de niveau de vie entre ces 2 capitales. Seoul donne l'image d'une ville ultra-moderne, en pleine expansion, riche ou l'on affiche sa reussite de facon presqu'arrongante (le parc automobile est revelateur : quasiment que des berlines flambant neuves), avec un cout de la vie tres eleve. Pekin est beaucoup plus contrastee, elle conserve un charme suranne, meme si la modernite s'impose avec force, creant des quartiers entiers tres occidentalises, au detriment des Hutongs et leurs maisons traditionnelles. La misere semble y etre plus presente aussi, elle est en tout cas plus visible qu'a Seoul. Mais c'est seulement notre vision de touristes de passage quelques jours a Pekin...
Nous ne regretterons pas l'accueil/service chinois, a des annees-lumiere de celui de leur voisin coreen, quelquefois a la limite du mepris. Vous penserez que l'on s'embourgeoise, ca n'est peut-etre pas faux, mais a force d'etre bien recu, d'avoir le sentiment qu'en tant que client on est le roi, de beneficier de services que l'on n'oserait pas imaginer en France, on finit par s'y habituer (ah, les placiers qui vous indiquent ou vous garer, avec une elegance incomparable...). Et quelle impression etrange que celle de la ville qui change de visage des que la nuit tombe, ou le touriste eprouve tout a coup le sentiment d'etre le dernier grain de riz dans le bol d'un affame ou encore un pigeon pret a se faire plumer. Des la tombee de la nuit, plus un taxi ne veut vous prendre ou vous annonce un prix 3 fois plus eleve que 2 heures plus tot. Nous ne parlerons pas des sollicitations incessantes des vendeurs a la sauvette de camelotte et souvenirs en tout genre, ni des vendeuses de la Rue de la Soie qui tentaient de retenir leurs clients en s'accrochant a leur bras. Nous oublierons aussi volontairement le canard laque rechauffe que nous avons mange dans un restaurant specialise, indique dans les guides et recommande par le concierge de l'hotel. Moi qui voulais deguster de la cuisine chinoise dans un resto typique, nous nous sommes retrouve dans le restaurant d'une grande chaine, qui servait a la chaine justement, sans ame, ou le temps etait compte. Etrangement, il semblait aussi etre apprecie par les groupes de chinois. Ces derniers etant tellement ravis de prendre en photo Petit Doudoute en train de manger, que l'on a cru qu'ils etaient coreens. Quand a la pollution, je l'ai deja evoquee precedemment, c'est inimaginable.

Non, nous garderons en memoire les images d'une ville bien plus proche de l'Asie de notre imaginaire pre-expat que Seoul, et ses sites magnifiques.

Pour conclure ce roman-fleuve sur Pekin : ce 1er voyage en Asie, hors de Coree, nous a surtout donne envie de repartir !

Merci a ceux qui ont le courage de lire mes messages a rallonge jusqu'au bout !

Beijing (suite et preque fin)

Voyage a Pekin, la suite ! Last but not least !

Le 5eme jour, nous nous sommes rendus au Palais d'Ete, situe au Nord-Ouest, a l'exterieur de la capitale. Ce vaste ensemble de pres de 300ha de lacs, parcs et batiments fut amenage pour permettre a l'empereur que quitter la chaleur de la Cite Interdite, l'ete. Modifies successivement par les differents empereurs, les batiments durent etre egalement reconstruits de nombreuses fois suite aux ravages causees par les armees etrangeres en 1860 (2nde guerre de l'Opium) puis 1900 (revolte des Boxers). D'importants travaux de renovation ont ete entrepris depuis 1949 et... a l'approche des JO de 2008 !

Endroit vraiment tres agreable, presque relaxant malgre la foule et les kms parcourus... sans poussette (quel regret de ne pas l'avoir prise).

Le lac Kunming qui couvre les 3/4 de la superficie du Palais d'Ete, merite bien son nom de "lac de la Tranquilite". Le superbe pont au 17 arches est le point de ralliement des grands-peres et leurs cerfs-volants.

Le long de la rive, la Longue galerie relie les pavillons et cours. Le lac est domine par la colline de la Longevite avec son Pavillon des Fragrances Bouddhiques qui surplombe le lac. On se souviendra longtemps de la volee d'escaliers pour arriver au sommet !
Et pour finir, le bateau de marbre (bateau de la Purete et du Bien-etre) que fit construire l'extravagante imperatrice Cixi pour y donner des diners en profitant de la fraicheur du lac. Il etait amerement surnomme le "navire des imbeciles" par les Pekinois, car ce bateau-statue aurait ete reconstruit a grands frais avec les fonds destines a renforcer la marine nationale en pleine debacle, quelques annees avant que la Chine ne soit humiliee par le Japon lors de batailles navales.

Le soir, visite du marche nocturne de Dong'anmen, proche de l'hotel qui rassemble un vaste choix de nourriture vendue sur des etals de rue, tellement propres qu'ils en etaient presque suspects. La definition des photos n'est pas bonne, aussi vous n'y verrez pas les brochettes de gros vers a soie (4 x plus gros ceux que les courageux peuvent deguster en Coree), de petites pieuvres, scorpions ou millepattes...

Hum ! Vous reprendrez bien un tentacule ?
Promis, demain, je publie le dernier post sur la Chine. A suivre...

lundi 8 octobre 2007

Mais ou est donc Bouddha ?

Nous avons continue notre journee par une balade dans l'immense Parc du Temple du Ciel (270ha) et la visite des divers monuments qui en font partie. Le parc couvre une superficie quasi egale a celle du Palais d'ete et 2 fois plus importante que la Cite Interdite. Il fut construit sous la dynastie Ming, en 1420, et reconstruit a maintes reprises. Le plus important edifice de l'ensemble est le Temple de la Priere pour les bonnes moissons, qui presente la particularite d'etre un temple circulaire de 38m de haut pour 30m de diametre. Il a ete entierement construit sans clou, ni vis. Reduit en cendres par la foudre en 1889, il fut reconstruit a l'identique. Ce temple original et magnifique, au triple toit de tuiles bleues, est devenu l'un des symboles de Pekin, 2eme monument le plus visite de la ville apres la Cite Interdite. Autre particularite qui a beaucoup surpris Petit Doudoute : il n'y a pas de Bouddha a l'interieur. Nous qui l'avions motive pour la visite en lui disant que l'on verra une statue de Bouddha, nous avions tout faux !
Puis, la Voute imperiale du Ciel qui ressemble a s'y meprendre au precedent temple dans des proportions moindres. C'est la qu'etaient conservees les tablettes des prieres servant aux ceremonies. En effet, l'empereur se rendait du Palais a l'autel circulaire du Ciel chaque annee a l'occasion du solstice d'hiver pour accomplir rites et sacrifices, honorer ses ancetres et prier pour de bonnes recoltes a venir. Ainsi de la soie etait brulee en sacrifice aux puissances celestes.

En parcourant le parc, encore des echanges sympathiques, grace a Petit Doudoute tres curieux de decouvrir les Pekinois et leur drole de balais ou leur baton magique ! Ce dernier l'a meme aide a jongler, Petit Doudoute riant aux eclats.
Quant a Bouddha, il faudra attendre encore pour savoir ou il se cache...

dimanche 7 octobre 2007

Pekin imperial

La matinee de la journee de mardi a ete consacree a la Cite Interdite. Mais, au prealable, nous nous sommes rendus au Parc Jingshan, le parc de la colline de charbon, situe au nord de la Cite Interdite. Cette colline artificielle a ete erigee sous la dynastie des Yuan avec la terre provenant des douves de la 1ere cite imperiale et des lacs artificiels.

Ah, quelle atmosphere agreable se degage des parcs de Pekin ! Deja sous le charme du Parc Beihai et de son magnifique lac, nous avons ete conquis par celui-ci, ou des les 1ers pas, la magie du lieu nous a envahi. Nous sommes restes un moment a contempler un vieil homme en train de de dessiner sur le sol des motifs divers, avec son pinceau en mousse simplement trempe dans de l'eau, qui disparaissent peu apres, en s'evaporant. Petit Doudoute etait fascine.
Nous retrouverons d'autres artistes, le lendemain au Palais d'ete, s'evertuant a realiser leur calligraphie ephemere au milieu de la foule de touristes et de passants indifferents.Nous avons ete amuses par la seance de groupe de gymnastique matinale et le decalage de la musique techno au son de laquelle les participants effectuaient consciencieusement leurs mouvements. J'en connais un qui mourrait d'envie de les rejoindre...En grimpant sur le haut de la colline, chaque chemin reservait une rencontre inattendue : ici, un groupe de grands-pere avec leurs cages a oiseaux, la des personnes jouant de la musique traditionnelle, plus loin un trio de grands-meres avec leurs eventails rouges semblant repeter une choregraphie... Et des parterres de fleurs etonnants, sur le theme des futurs JO, savants assemblages de pots en plastique poses les uns a cote des autres ou positionnes dans des structures audacieuses.
Du haut de la colline, depuis le Pavillon du Printemps eternel, superbe vue sur les toits de la Cite Interdite, en travaux, la place Tiananmen etant a l'oppose. On apercoit le nouvel opera de Pekin qui dechaine les passions, l'espece de coquille d'oursin brillante, au fond a droite, qui ressemble a s'y meprendre aux piscines municipales de notre jeunesse (en fait on ne le voit pas sur la photo, elle est tronquee avec la mise en page !).Puis, direction la Cite Interdite, que nous avons visite du Nord vers le Sud, soit en contresens par rapport aux groupes de touristes. Les touristes chinois reconnaissables a leurs casquettes rouges, etaient en admiration devant Petit Doudoute. Heureusement qu'il n'est pas blond ! Nous avons donc commence par les jardins imperiaux, agreable partie du palais avec cascades de rochers, arbres et fleurs. Puis nous avons parcouru rapidement les differentes cours et palais qui se succedent. Enfin, de retour sur la place Tiananmen, de jour cette fois.

mercredi 3 octobre 2007

La Grande Muraille, enfin !

Lundi, reveil aux aurores (ca nous change), motives pour aller voir ce qui nous a decide pour cette destination : la Grande Muraille.

Nous avons choisi le site de Mutianyu, delaissant Badaling, plus proche de la capitale mais aussi tres frequente et a priori amenage a la facon d'un parc d'attractions, et renoncant a Simatai, le magnifique, plus eloigne pour le coup (110km) et qui semblait moins adapte a une balade avec Petit Doudoute.

Depart de l'hotel a 7h30, dans un vehicule avec chauffeur mis a disposition par l'hotel (pas gracieusement, ne revez pas), pour rejoindre le Great Wall, a une centaine de km au Nord-Est de la ville, soit 1h30 de trajet. Apres avoir quitte Pekin et ses embouteillages, nous nous sommes retrouves en rase campagne, sur d'immenses lignes droites flambant neuves, semblant sorties de nulle part, puis sur des routes de plus en plus etroites sur lesquelles notre chauffeur parvenait a depasser, on ne sait comment, chaque velo, charette, remorque, etc. se trouvant sur notre chemin. Si nous avions pris un taxi quelconque pour nous y rendre, on se serait certainement demande ou nous allions arriver en definitive. Nous avons rejoint le point le plus haut en telepherique, en toute confiance car, sur une plaquette du site, il est indique qu'en 2001 la compagnie qui exploite le telepherique a ete certifie ISO 9002 et 14001, en 2001. Qu'en est-il maintenant ? Avis aux QSE qui lisent ce blog... Avant nous, meme Bill Clinton et John Major l'ont utilise, alors...
Et la, nous y etions.

La Grande Muraille court sur pres de 5.000 km, des portes du desert de Gobi a la Mer Jaune, jusqu'a la frontiere avec la Coree du Nord. L'ordre de construire la 1ere Grande Muraille a ete donne par l'Empereur autoproclame Qin Shi en 221 av. J.C., 1er souverain a avoir unifie le pays. Cette ligne de fortification, cependant, a rassemble de nombreuses petites murailles edifiees des le 5e siecle avant J.C., par les seigneurs locaux souhaitant se proteger des assauts des pillards mandchous ou mongols. Les 15.000 tours, 25.000 fortins et les kms de murailles les reliant ne suffirent pas a empecher les hordes de Mongols de Kublai Khan, petit-fils de Gengis Khan, de prendre le trone aux Chinois en 1276. Il ne reste rien de la Muraille d'alors, celle-ci fut restauree sous l'empire Ming.
Quant au mythe de la Grande Muraille visible depuis l'espace, il a ete demontre depuis que ce n'est pas un fait avere, confirme d'ailleurs par le 1er astronaute chinois a s'y etre rendu en octobre 2003. Quoiqu'il en soit, nous on s'est regale !
Dommage que le ciel ait ete legerement brumeux. Pendant environ 2km, nous avons crapahute sur la muraille parfaitement renovee, appreciant le calme et le peu d'affluence a cette heure. Par contre, ce fut dur ! Parce qu'elle n'est pas plate la bougresse. Merci aux mauvaises langues d'eviter les commentaires desobligeants sur notre etat de forme peu glorieux, c'est pas vous qui etes obliges de manger les montagnes de saucissons que l'on recoit regulierement. Les marches n'etaient pas regulieres, impossible de garder un rythme de progression. La Gineste, a cote, c'est ridicule... Et, biensur, ce coquinou de Petit Doudoute refusait de faire plus de 3 pas d'affilee.
Je vous laisse admirer le paysage.



Et pour finir, apres 2h30 de balade, descente en luge !
De retour, nous avons fait une halte au zoo de Pekin, Petit Doudoute revant de voir les Pandas. Quelle erreur ! Les guides touristiques indiquent tous que ce zoo est particulierement mal entretenu, d'une grande tritesse, seuls les pandas echappant apparement a la regle. D'apres ce que nous avons eu le courage de voir (et il nous en a fallu), meme pour les pandas, c'etait vraiment affligeant. Une honte. Des cages ou aquarium vetustes, sales, non entretenus, des animaux amorphes loin de l'image d'Epinal du superbe panda blanc et noir (marron et noir en definitive). Si l'un d'eux ne s'etait pas mis a bouger, on aurait cru qu'ils etaient empailles, ce qui aurait ete moins triste, en definitive. Quel regret d'avoir traine Petit Doudoute ici et de cautionner ce spectacle navrant. On a ensuite fait quelques pas dans le parc du zoo. De nombreux travaux, la aussi, etaient en cours. Il faut esperer que tous les animaux en profiteront. On a rapidement coupe court et regagne l'hotel, la mort dans l'ame. Avant de rentrer a Seoul, on a offert a Petit Doudoute un panda en peluche. A chaque fois que je le regarde, je repense a ce bien triste endroit.